Perspectives et innovations : demain, un sous-titrage encore plus universel ?
Les prochaines étapes porteront sur l’accélération de l’intelligence artificielle et de la synthèse vocale multilingue. Les chaînes investissent dans des algorithmes suisses capables de gérer diverses variantes d’accent et d’assurer la fiabilité sur des sujets très techniques ou rapides, comme les débats ou émissions sportives.
- La SSR expérimente avec l’EPFL et l’IDIAP de Martigny des solutions d’IA adaptative, capables d’apprendre en continu de leurs erreurs (source : Idiap Research Group).
- Les projets pilotes incluent aussi une collaboration avec l’association Cap’Handi, pour tester l’implication directe de personnes sourdes dans l’amélioration des contenus sous-titrés.
- Un projet européen, « Easysub », associe des chaînes helvétiques dans la création de bases de données multilingues accessibles pour tous les diffuseurs publics.
L’engagement reste également citoyen : la SSR consulte régulièrement les associations de personnes sourdes pour adapter son offre, recueillir les retours et innover en fonction des véritables besoins.
Le sous-titrage en direct en Suisse est aujourd’hui parmi les plus performants d’Europe, mais l’effort se poursuit : l’idée est de proposer une télévision réellement inclusive, où chacun, quelle que soit sa surdité ou sa maîtrise de la langue orale, puisse participer et s’informer sans obstacle. L’avenir est prometteur : entre l’humain et la technologie, la télévision suisse construit chaque jour une société plus accessible, un mot à la fois.